RDC: État de siège Un an après. Maintien ou levée

C’est depuis ce vendredi 6 mai 2022 que L’etat de siège instauré par le président congolais Félix Antoine TSHISEKEDI avait instauré cette mesure dans deux provinces le Nord-Kivu et L’ituri pour ramener la paix, choses très difficile pour lui, une année après les acteurs de la société civile demande qu’il soit levée car plus les nombre de morts ne cessent d’augmenter nuit et jour.
Que gagnent les ressortissants de deux provinces sous état de siège à vouloir à tout prix son retrait ? Comment comprendre l’attitude des députés de deux provinces concernés à faire croire que l’état de siège n’a résolu aucun problème quand on sait qu’il fait face aux menaces de la milice CODECO en Ituri, à celles réelle du M23 dans le Rutshuru, à celle des islamistes ADF dans les deux provinces ? Doit-on, au risque de cracher sur toutes ces populations endeuillées jour et nuit qui ploient sous la férule des groupes armés, conclure que pour certains ressortissants de ces provinces, l’insécurité est une panacée pour leur survie politique et économique ? Réponse sage du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi qui cache à peine sa déception : « Une table ronde sera organisée pour prendre des décisions et passer à d’autres alternatives avant le 15 juin 2022. » Menaces, injures et pressions de toute part, le Chef de l’État Félix-Tshisekedi tient à ce qu’une table ronde soit organisée et, au besoin, passer à d’autres alternatives. Pour plaire à tous les fossoyeurs de l’état de siège au nombre desquels les députés provinciaux (ce qui est compréhensible puisqu’ils sont en chômage), certains députés nationaux et autres agitateurs et opérateurs de la violence armée. Il est important de souligner que si le Chef de l’État prenait la décision de la levée de l’état de siège dans la colère, il signera la balkanisation du pays. Contrairement à ce que l’on prétend, ce n’est pas la levée de cette mesure qui fera élire Félix Tshisekedi en 2023. Aussitôt la décision a été prise, l’état de siège a été combattu par ceux qui sont sensés souffrir de la violence armée. Au lieu de l’accompagner. L’impression qui se dégage de toutes les critiques contre l’état de siège est celle d’une confusion savamment entretenue autour de la réussite et/ou échec des mesures prises pour ramener la paix à l’est. Et pourtant, personne ne souligne que les groupes armés locaux sont issus des communautés ethniques originaires desdites provinces. Et que la logique aurait été celle de voir les élus refuser de siéger tantque leurs enfants resteront dans la forêt et/ou sensibiliser les groupes armés à abandonner la voie de la violence armée. La pléthore de groupes armés locaux est un échec du manque d’amour du prochain pourtant prêché chaque jour. C’est notre échec commun, échec d’une communauté qui manque des repères. D’autre part, personne ne souligne le fait que les groupes armés étrangers, issus des pays voisins ayant en partage les liens culturels avec les populations congolaises, sont la preuve de l’immixtion des pays voisins poursuivant un double objectif de balkaniser le pays (en y déversant le trop-plein de leur population indésirable) et de piller les richesses naturelles de la RDC. Comment réussir l’état de siège lorsque l’est de la RDC est depuis une trentaine d’années le lieu d’une maffia organisée dont l’appropriation des ressources congolaises est devenue le vrai enjeu ?
La table ronde sur l’état de siège devrait, tout compte fait, conduire à des mesures d’amélioration et de renforcement de moyens logistiques d’opérationnalité, d’une évaluation dans le temps bien précis, des mesures de lutte contre l’impunité et de possible levée après évaluation. Il semble que sous l’état de siège, les recettes des provinces concernées ont sensiblement augmenté, que de nombreux chefs islamistes étrangers ont été neutralisés et que le M23 peine à conquérir Goma.

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